mercredi 17 novembre 2010

Rock and roll : toujours synonyme de drogue et de sexe?

Sexe, drogue et Rock and roll. Comme chacun sait, ces trois principes vont de pair. Un bon rockeur se pique, fini avec une fan en backstage, et meurt à 27 ans. C'est bien connu. Mais fallait-il vraiment, à l'âge d'or du rock and roll, appliquer à la lettre cette philosophie de vie pour avoir l'air d'un génie? Et d'ailleurs,
faut-il encore aujourd'hui, dans le monde de la musique, toujours être un drogué ou avoir un verre de whisky à la main pour composer de vrais morceaux?

Sid Vicious était un drogué. Syd Barrett aussi. Mick Jagger a enchainé les conquêtes (tout comme Julio Iglésias me direz-vous). Des clichés, dans le rock, il y en a tout un tas. Nous pourrions en parler des heures.  Des histoires de quelques minutes, dans les toilettes, après un concert, en compagnie d'une fanatique prête à tout pour séduire son idole, ou d'une seringue, encore plus distrayante qu'un bon coup de rein.
Mais ça, c'est terminé, n'est-ce pas? L'époque où les fans baissaient leur culotte pour quelques secondes de gloire, l'époque où tout était possible : l'ère de la drogue en libre service, du sexe sans complexe, et du vrai rock and roll.
Aujourd'hui, nous faisons face à un mauvais remake des ces années trash, quand les tourbus sentaient les maladies a plein nez et où les overdoses faisaient autant partie du quotidien des artistes que des fans. Ah non, pardonnez-moi. Aujourd'hui, en France, nous avons les BB Brunes : de vrais rebelles. Ils fument sur scène (et emmerdent le CSA par la même occasion quand le concert est rediffusé en direct-live à la télé), ils ont des cernes et boivent de la bière. Des filles hystériques crient leur nom dans les fosses. Et ils conduisent une Peugeot 304 dans leur dernier clip (normal en 2010). Dans pas longtemps, on va nous annoncer sur W9 qu'Adrien Gallo est décédé d'un speed ball. D'authentiques rockeurs, les BB Brunes.
Mais enfin, où sont passées les vraies valeurs du rock and roll?! Cette classe qu'avaient les artistes à créer des sons toujours plus fous? Désormais, trop de pâles copies d'une époque tant regrettée. Plus de Kurt, plus de Courtney. Les excès sont terminés, tout le monde est parti. Il ne nous reste plus qu'à écouter Nevermind, avec un pull décousu et informe, clope et verre en main, en se disant que non le punk n'est pas mort (ou le grunge en l’occurence). On va bien finir par s'en convaincre.
Ceci n'est pas une apologie de la drogue, de l'alcool ou autre abus. Mais force est de reconnaître que tous ceux qui ont produit les plus belles oeuvres à ce jour étaient de véritables camés. L'incroyable Careful with that axe, Eugene de Pink Floyd n'a pas pu être le résultat d'un repas de famille dominical, en compagnie de Tata Jeannette, en tailleur Chanel. Mais pas seulement. Ils ont aussi vécu mille vies, ont repensé les choses et se sont crées un véritable monde à part. ils ont réinventé le monde. Ils ne cherchaient pas à se faire remarquer en copiant le voisin, mais au contraire, en étant toujours plus inventifs grâce à leurs compagnons de route : les filles et la drogue. C'était ça, l'essence du rock, l'âme de leur musique venait de là. Mais aujourd'hui, qu'en est-il?

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